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Surfer au Japon, rencontre avec Florence

Aujourd’hui direction le Japon ce pays aussi fascinant que déroutant ! A tort, on n’y pense rarement comme destination surf pourtant il accueillera les premières épreuves de surf aux JO en 2020.

Je vous partage ma conversation avec Florence, ardéchoise de coeur de 33 ans, qui n’avait jamais surfé avant d’arriver au pays du soleil levant. Après un ras-le-bol du chaos urbain, elle s’installe avec son mari à la campagne, proche de l’océan à la recherche d’un mode de vie alternatif. Elle pose ses valises à Shikoku, la 4èmeet plus petite île du Japon. Entre deux sessions surf, elle crée des lanternes en bambou. Découverte de cette slow-entrepreneuse pétillante !

Bonjour Florence ! Tu es française expatriée au Japon. Tu y vis avec ton mari qui lui est Japonais.  Vous habitez sur l’île de Shikoku, près de l’un des spots de surf les plus connus du Japon et au monde Kaifu River Mouth. Depuis combien de temps vis-tu au Japon ?
Depuis 5 ans et demi. J’habitais à Osaka et fin mars j’ai lâché boulot et appartement. Entre avril et mai, avec mon mari on a vécu dans notre voiture et voyagé à travers le Japon. Après deux mois sur la route on s’est dit qu’on aimait vraiment cet endroit, Shikoku. On a déménagé ici en juin.

Étais-tu avec ton mari avant le Japon ou l’as-tu rencontré là-bas ?
Quand je l’ai rencontré j’habitais déjà au Japon depuis un an et demi. A ce moment-là, j’avais déjà un peu découvert le Japon par moi-même, à la débrouille. Je commençais déjà à avoir le projet de vivre à la campagne.

Que s’est-il passé ?
Lui était surfeur et moi je voulais aller à la campagne, j’en avais marre de rester en ville, à Osaka. Il me dit le weekend prochain on va surfer. J’ai sauté sur l’occasion ! Je n’y connaissais rien au surf mais je me suis dit vas-y, profite !

Le surf a été la bonne excuse pour sortir d’Osaka et passer tous nos weekends à surfer au Japon. 

Depuis combien de temps surfes-tu ?
J’ai commencé à surfer il y a a trois ans mais de manière très irrégulière. C’est depuis cette année que l’on a déménagé à Shikoku que je prends beaucoup de plaisir à aller à l’eau. J’aime aller surfer ! Avant j’y allais avec mon mari car il pouvait m’apprendre, maintenant j’y vais avec des amis. Je me sens plus à l’aise et je profite.

Le spot de Kaifu River Mouth est un spot pour surfeurs expérimentés. Toi où vas-tu surfer ?
Je vais surfer un peu plus au sud. Il y a une plage qui s’appelle Shishikui qui est très sympa. Par contre on ne peut pas toujours y surfer, ça dépend des marées. Il y a aussi Ikumi,c’est un spot de surf très régulier.

D’autres femmes surfent ou ça reste très masculin ?
Il y a aussi une femme ici qui est championne de surf du Japon. Elle est assez connue car elle participe à beaucoup de débats et conférences, elle parle pas mal sur comment faire un lien avec les locaux et avec les gens qui viennent juste pour surfer.
Une autre amie qui est prof de yoga, prof de surf, qui bosse dans une ferme, qui a plein de boulots irréguliers. Elle aime cette façon de vivre qui lui permet d’aller surfer quand elle veut.

Après votre emménagement, comment se sont passées les premières fois où vous êtes allés à l’eau ?
Il faut savoir que le surf au Japon est extrêmement hiérarchisé mais les choses changent.
Kaifu River Mouth est un spot encore protégé par les locaux. Tout le monde ne peut pas y surfer. Mon mari qui est pourtant un surfeur expérimenté a mis quelques semaines avant d’oser y aller ! Il a dû d’abord surfer plusieurs fois avec nos amis locaux pour se faire connaitre et accepter. Il y a une sorte de pression sociale même à l’eau, que l’on retrouve dans la société japonaise où les valeurs morales et respect des autres notamment des aînés occupent une place très importante.

As-tu eu du mal avec ces codes au début ?
Quand je suis arrivée, je portais une vieille combinaison de mon mari. Nous sommes partis surfer à une plage où se trouvait le propriétaire du surfshop où mon mari achète toutes ses planches. Il a fallu que je change de combi pour en mettre une achetée dans ce magasin et ne pas vexer le propriétaire. Il faut faire attention et toujours acheter au même magasin !

Et pour les touristes ?
Pour les touristes c’est différent, ils savent très bien que les étrangers n’ont pas toujours consciences des règles du Japon et il n’y a aucun problème ! L’île de Shikoku a un chemin de pèlerinage qui est extrêmement connu et qui attire énormément de touristes étrangers. C’est une chance assez incroyable car la majorité des gens ici sont très ouverts aux étrangers.

Que recommandes-tu à un touriste qui souhaite surfer quelques jours à Kaifu ?
Déjà il faut savoir qu’ici il y a toujours des vagues quelque part !Il est possible de venir en bus ou en train mais je recommande de louer une voiture pour se rendre sur les différents spots. C’est bien plus pratique.

Et pour des personnes qui veulent rester plus longtemps ?
Si des gens veulent rester au minimum une semaine, allez au café In Between Blues ! Le propriétaire Leki Nagahara est un surfeur très respecté ici. Il connait tout le monde, les locaux comme les nouveaux. C’est la personne à contacter pour voir et faire des choses intéressantes, même trouver un petit boulot !

Au-delà du surf qu’est-ce qui vous a attiré à Shikoku ?
Shikoku est un endroit particulier au Japon. Les personnes qui s’installent ici habitaient à Tokyo ou à Osaka et cherchent un mode de vie alternatif. Ici les locaux travaillent avec ces gens qui viennent d’ailleurs. Il y a énormément de projets qui sont faits (magasins et cafés bio, …) et c’est quelque chose d’assez motivant !

Comptes-tu rentrer en France bientôt?
Non, nous lançons nos lanternes en bambou et comptons développer nos projets et nos connaissances dans ce domaine. Nous sommes d’ailleurs passés à la télé récemment ce qui a vraiment boosté notre activité! Mais nous pensons à avoir des enfants.  Il est probable qu’on rentrera en France pour quelques années…

Pour découvrir TakeNoHana (fleur de bambou) l’entreprise de Laurence, c’est ici.
Le carnet pratique pour surfer à Shikoku ici.

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